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La Cosmetic Valley, berceau de l’innovation de la parfumerie-cosmĂ©tique

Lorsqu'on évoque la parfumerie française, on pense immédiatement à Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Néanmoins, sur la scène internationale, un autre pôle de référence s'est développé avec un nom évocateur : la Cosmetic Valley.
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La Cosmetic Valley, berceau de l’innovation de la parfumerie-cosmétique. Crédits photo : Marques de France
Par Élodie Lapierre. Publié le 13 avril 2019. Dernières modifications le 21 novembre 2021.

La Cosmetic Valley

Qui ne pense pas instinctivement Ă  la Silicon Valley ? Pourtant la Cosmetic Valley est bien ancrĂ©e dans le territoire hexagonal. Mais Ă  l’instar de son modèle californien, elle veut inspirer l’innovation, l’excellence et nourrir l’envie.

Son histoire commence dès les annĂ©es 1970, lorsque des grands noms de la parfumerie et cosmĂ©tologie, tels que Guerlain ou Hermès, dĂ©laissent Paris pour la rĂ©gion Centre, encouragĂ©s par la politique de dĂ©centralisation de l’Ă©poque. Un pĂ´le de production se met progressivement en place, mais les acteurs de la filière ne sont pas encore coordonnĂ©s. Chacun travaille de son cĂ´tĂ©. C’est lorsqu’un fabricant de savons ne trouvant pas de rĂ©ponse Ă  son besoin de packaging Ă  proximitĂ© de son usine que la coopĂ©ration se mit en oeuvre.

La Cosmetic Valley sera officiellement crĂ©Ă©e en 1994, sous la forme d’une association des professionnels de la filière beautĂ© d’Eure et Loir, avec Jean-Paul Guerlain Ă  la prĂ©sidence. Le chef-lieu de l’association sera Chartres. Rapidement, le rĂ©seau s’enrichit de nouveaux adhĂ©rents et la Cosmetic Valley s’Ă©tend de Tours jusqu’à Rouen, en passant par les Yvelines et Versailles. Elle abrite le fleuron des marques de la parfumerie et cosmĂ©tologie : Caudalie, Chanel, Clarins, Guerlain, Hermès, L’OrĂ©al, Nuxe, Pierre Fabre, Shiseido, Yves Rocher

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Le centre de recherche de LVMH situé à Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans (© DR / LVMH Recherche)

Un pôle de compétences verticales

La force de la Cosmetic Valley est non seulement de rassembler l’ensemble des savoir-faire de l’industrie de la parfumerie-cosmétique mais surtout de favoriser le travail collaboratif entre les acteurs de la filière. Tous les métiers sont représentés : des fournisseurs de matières premières aux spécialistes de la formulation et des emballages, de la fabrication et du conditionnement, sans oublier les laboratoires de contrôles et d’essais cliniques.

Lorsqu’un produit de beauté est acheté dans le monde, il y a une chance sur dix qu’il ait été fabriqué au sein de la Cosmetic Valley.

Quelques chiffres :

  • 1 500 entreprises
  • 80% de PME et une centaine de grandes marques
  • 30 milliards de chiffre d’affaires annuel
  • 2ème secteur exportateur de l’économie française
  • 150 000 emplois
  • 8 universitĂ©s : OrlĂ©ans, Rouen, Tours, Versailles / Saint Quentin-en-Yvelines, Le Havre, Cergy-Pontoise, Paris 13, Paris Sud.
  • des organismes de recherche de renom : CNRS, INRA.
  • 220 laboratoires
  • 8 200 chercheurs
  • 273 projets de recherche collaboratifs labellisĂ©s (320 millions € investis en recherche)

(chiffres 2018, cosmetic-valley.com

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© DR / LVMH Recherche

Promouvoir la « french touch »

La coopération entre les divers acteurs et industriels est primordial pour assurer la pérennité de la filière face aux concurrents asiatiques et américains. La mise en oeuvre de projets participatifs assurant des financements publics pérennes ouvre la voie des possibles en matière d’innovation.

Les grands noms tels que le groupe LVMH jouent également la carte du collectif, conscients que tous les acteurs de la filière ont un intérêt, que ce soit dans le recensement et l’inventaire des plantes à usage cosmétique : création de la “cosmétopée”, ou dans la lutte contre la contrefaçon et l’espionnage industriel.

Enfin, grâce à son positionnement haut de gamme, la parfumerie-cosmétologie française est un secteur qui connait très peu de délocalisation.

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Cet article a été rédigé par Élodie Lapierre

Après 8 années passées en tant que chargée d’études en santé environnementale, j’ai toujours à coeur d’informer et sensibiliser les individus, afin qu’ils soient des consommateurs avertis et aguerris.Le site Marques de France est géré en toute indépendance et n’appartient à aucune entreprise privée. Toutes les recherches effectuées et tous les contenus rédigés répondent à un unique objectif : promouvoir les marques qui contribuent à l’économie du pays.