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Les vêtements made in France

Maison Cornichon atelier de fabrication

Crédits : Maison cornichon

Un changement de conscience

L’industrie française du textile a connu une longue traversée du désert à partir des années 80/90, avec les délocalisations massives des usines de production vers les pays asiatiques.

La main d’oeuvre très bon marché permet alors, aux plus grands nombres d’accéder à des vêtements à des prix défiant toute concurrence. On entre dans l’ère de la fast-fashion. Terminé le pull qui faisait cinq hivers, on mise sur un renouvellement permanent de sa garde robe. Notre façon de consommer la mode, reflète notre société de consommation : on prend, on jette, on recommence.

Il n’y a aucun jugement dans mes propos, seulement un constat. Moi-même, j’ai cautionné et cautionne encore la production made in Asia. En créant ce site avec mon compagnon, nous avions envie de consommer davantage de produits fabriqués en France, des vêtements fabriqués de manière plus éco-responsables. Mais nous ne voulons ni imposer un changement, ni se positionner en donneurs de leçons et encore moins faire culpabiliser. Nous n’avons pas opté pour le made in France, tout le temps et pour tout. Nous sommes conscients, selon les catégories d’articles, des différences de prix et de l’impact sur le budget du foyer.

Restant conscients des enjeux concernant le changement climatique et l’exploitation des individus, nous avions envie de contribuer, à notre échelle, à l’économie locale française. Enfin pour terminer sur note positive, la fabrication française tend à s’inscrire dans une démarche de slow-fashion.

Hopaal étiquette

Crédits : Marques de France

Des marques responsables

Avec le regain du made in France, depuis moins de 10 ans de nombreuses marques ont émergé pour notre plus grand plaisir !

Des projets familiaux, des projets tutorés de fin d’études, des histoires de potes ou de couples, chaque marque a son mot à dire et surtout défend une prise de conscience de consommer de manière plus responsable et de rémunérer au juste prix les personnes qui confectionnent nos vêtements.

Les jeunes poussent défendent, selon leur positionnement :

  • des textiles dénués de substances toxiques, avec les labels GOTS et Oeko Tex,
  • des vêtements de qualité, avec par exemple des t-shirts plus épais (grammage de 180 à 200 g/m2 contre 140 -160 g/m2 pour un t-shirt classique),
  • l’usage de chanvre ou de lin en remplacement du coton (cultures nécessitant beaucoup moins d’eau et d’intrants chimiques),
  • l’upcycling ou la réutilisation de matières finies pour les transformer en nouveaux produits
  • l’usage de matières premières recyclées pour éviter de puiser dans les ressources naturelles.
Hopaal étiquette

Crédits : Marques de France

Julie Laurent vêtements collection capsule

Crédits : Julie Laurent

Quels sont les prix ?

On se positionne forcément sur du milieu de gamme et du haut de gamme. Tout va dépendre du type de production des vêtements :

  • de manière artisanale, des petites séries ou des modèles uniques. Ces marques fonctionnent aussi beaucoup avec des pré-commandes. Je pense par exemple à la créatrice Julie Laurent, Aatise, Atode
  • de manière plus industrielle, en faisant appel à des manufactures françaises toujours localisées dans leur bassin d’origine, notamment dans les régions de Troyes, de Saint-Etienne, de Roanne ou de Bretagne, berceaux de la bonneterie.

Pour avoir un ordre d’idée, comptez a minima :

  • 15€ pour des chaussettes
  • 40€ pour un t-shirt ou une culotte / boxer / slip
  • 60€ pour un soutien-gorge ou une brassière
  • 80 / 100€ pour un pantalon ou un chino
  • 100 / 120€ pour un jean
  • plus de 150€ pour une veste ou un pull en laine