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L’histoire des bas et collants français : résistants, élégants et made in France

Nous revisitons l'histoire des collants avec un focus sur les derniers fabricants de bas et collants français. Un savoir-faire hérité de la sériciculture dans les Cévennes, amplifié par l'arrivée du nylon après-guerre, la fabrication de bas et collants made in France oscille entre innovation et tradition.

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Crédits : Marques de France
Par Élodie Lapierre. Publié le 23 mars 2026. Dernières modifications le 23 mars 2026. Publier un commentaire.

Qui sont les derniers fabricants de bas et collants français ?

Aujourd’hui encore, quelques fabricants entretiennent cette tradition spécifique de tricotage de bas et collants. Nous avons identifié et référencé :

  • DIM (le raccourci de son nom historique “Le Bas Dimanche”), qui fabrique depuis 1958 des collants dans son d’Autun, en Saône et Loire (71). DIM est principalement distribuée en direct et en GMS.
  • Well, une entreprise française encore plus ancienne, née en 1927 et fabriquant des bas et collants dans son usine de Vigan, dans les Cévennes. Well distribue également ses produits majoritairement en GMS.
  • L’entreprise Sotexmi, propriétaire de la marque Clio, possède une usine à SaintBauzille-de-Putois, aussi dans les Cévennes. Ses produits sont principalement exportés et destinés aux cabarets, comme le Crazy Horse.
  • L’Arsoie Cervin dirige un site de production à Sumène, toujours dans les Cévennes, et se positionne sur un segment luxe.

Vous l’aurez sans doute remarqué, trois fabricants possèdent le point commun d’être situé dans Les Cévennes. Cette chaîne montagneuse, située à cheval entre le Gard (30), l’Hérault (34), la Lozère (48) et l’Ardèche (08) fût un haut lieu de la culture séricicole.

Les Cévennes, territoire de fabrication des bas et collants

En effet, dès le 13ème siècle, la culture du vers à soie, le Bombyx du mûrier, ainsi que les techniques de production de soie, directement importées de la Chine, viennent s’installer dans les Cévennes. L’âge d’or correspond aux périodes comprises entre 1715 et 1855 (soit le 18e et 19e siècle). La bonneterie se développe, les filateurs de soie et les tricoteurs s’installent les uns à côté des autres, devenant les principaux employeurs de cette région.

Les premiers bas que portent les Françaises sont donc en soie. Mais l’apparition d’une maladie, la pébrine, touchant les chenilles, suivie de la guerre de 1870 mettent à mal la filière séricicole. Elle tentera de survivre jusqu’à l’arrivée du Nylon, qui ouvre la porte aux fibres textiles synthétiques et ferme définitivement celle de la soie.

En 1938, plus de 3 500 000 paires de collants en soie étaient produites dans les Cévennes, passant à 0 en 1950, remplacées par 2 300 000 paires de collants en Nylon. Plus tard, le Lycra permettra une nouvelle révolution, apportant la douceur aux matières synthétiques.

sources : museedelasoie-cevennes.com, L’évolution de l’industrie du « bas de soie » des Cévennes, R. Caralp.

Fabrication de bas et collants made in France : entre tradition et innovation

La plupart des fabricants historiques de bas et collants poursuivent leur activité aujourd’hui, en misant sur la qualité de leur savoir-faire. Habiller les jambes des danseuses et des sportifs de haut niveau, ou exporter l’aura du made in France, ce “je ne sais quoi” que les anglo-saxons appellent le frenchness, deviennent des enjeux de diversification. Bien que Well et DIM réussissent encore à être performants dans les supermarchés avec leur marché historique.

D’ailleurs, la jeune pousse Cygnes espère bien se faire une place parmi ces mastodonte, sur le segment du collant du quotidien, avec l’intention de proposer le collant le plus résistant de sa gamme. La marque, qui sous-traite la fabrication à un atelier gardé secret, indique utilisé une fibre synthétique issue du milieu de l’escalade pour obtenir des collants indéchirables.

D’autres, on choisit l’innovation pour cibler de nouveaux marchés. C’est le cas de l’entreprise Sigvaris, installée à Saint-Etienne, devenu le leader mondial des chaussettes, bas et collants de compression et contention. Elle s’adresse aux patients diabétiques, aux femmes enceintes, aux personnes ayant un hallux valgus ou des orteils en griffe… ainsi qu’aux sportifs. Des installations modernes et performantes pour être compétitifs dans le secteur médical.

Et puis, nous avons tous les tricoteurs de chaussettes, qui sont également capables de tricoter des bas et des collants. Les matières utilisées restent principalement le coton et la laine comme pour leurs chaussettes pour la Maison Broussaud, Bleuforêt, la Manufacture Perrin et Missègle par exemple.


Marques de France - Avatar - Élodie Lapierre

Contenu rédigé par Élodie Lapierre

Depuis plus de 15 ans, après des études en toxicologie et santé environnementale, j'ai toujours à coeur d’informer et sensibiliser les individus, afin qu’ils soient des consommateurs avertis et aguerris.Le site Marques de France est géré en toute indépendance et n’appartient à aucune entreprise privée. Toutes les recherches effectuées et tous les contenus rédigés répondent à un unique objectif : promouvoir les marques qui contribuent à l'économie française et permettent de limiter notre impact environnemental.

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