FACOM est une marque française d’outillage à main, née en 1918 et leader en Europe.

La naissance

FACOM est une pépite industrielle née en 1918. À la sortie de la Première Guerre Mondiale, Louis Mosès, jeune ingénieur des Arts et Manufactures, comprend très vite que l’après-guerre sera propice aux opportunités. Alors, il fonde un petit atelier à côté de la gare de Lyon à Paris, aidé de ses parents et amis.

Louis nommera son atelier La Société Franco-Américaine de Construction d’Outillage Mécanique, dont les initiales FACOM s’imposeront par la suite. Un brin opportuniste, il emploie l’adjectif “américaine” pour renvoyer une image de qualité et de puissance à l’instar de la machinerie de guerre américaine déployée pendant la 1ère Guerre Mondiale. Pourtant à l’époque, l’atelier ne compte que 10 ouvriers et un seul modèle de clé est produit : la clé 101 également appelée “Madame 101”.

En 1920, l’entreprise déménage en banlieue parisienne sur un terrain de 1 500 mètres carrés, regroupant l’usinage, l’ajustage, la trempe, le meulage, le polissage et le montage. FACOM diversifie ses outillages pour répondre au développement de l’industrie automobile. Un premier contrat sera signé avec Renault pour une clé à crémaillère de 23 cm, puis avec Peugeot, pour une clé “anglaise” garnie d’un manche en bois.

Les deux commerciaux de FACOM ne chôment pas. D’ailleurs l’un d’eux, l’alsacien Gustave Schoettlé, créera plus tard une entreprise de distribution à son nom. Elle existe toujours et ses descendants sont encore fidèles à FACOM.

Plus tard viendra la conquête des airs, avec un partenariat avec Air France dès sa création en 1933. L’outillage à main poursuit sa conquête et l’entreprise continuera de tourner pendant toute la Seconde Guerre Mondiale.

Suivra une période prospère liée à la reconstruction de l’Europe. Le chiffre d’affaire progresse alors de 13% par an pendant les Trente Glorieuses. Au début des années 50, FACOM produit 50 000 pièces par mois, dans les années 70, la seule usine de Villeneuve-Le-Roi en fabrique 50 000 par jour ! En 1993, le groupe FACOM fabrique plus de 200 000 pièces par jour. Pour satisfaire cette demande, le groupe s’agrandit : le site historique de Morangis devient le siège social et le magasin, il est complété par les sites industriels de Villeneuve-Le-Roi, Ezy-sur-Eure et Nevers, puis suivront sept autres sites supplémentaires.

La marque a accompagné toutes les innovations industrielles : l’automobile, le rail, l’aviation, l’aéronautique, l’exploration des fonds marins, la conquête spatiale, le progrès médical, les hautes technologies, les sports extrêmes…

Comme un présage, la marque est finalement rachetée en 2009, par le groupe américain Stanley Black & Decker. La concurrence fait rage et FACOM conserve seulement trois sites de production, qui permet de garantir 60% des produits made in France.

Le produit phare

L’outillage à main a placé FACOM sur la scène internationale.

Dès 1983 la société est reconnue comme le leader européen sur son secteur. Un outil sur trois est alors vendu hors de France.

Engagé dans un objectif d’amélioration continue, le groupe consacre en moyenne 3% de son chiffre d’affaires à l’innovation.

Leur outillage garanti à vie et la qualité de service permettent à FACOM d’avoir un réseau de 5 000 distributeurs, dans plus de 100 pays.

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L'anecdote

Le premier modèle produit, la clé 101, a été principalement vendue aux compagnies de chemin de fer du début du XXème siècle. Elle ressemble étrangement à la clé anglaise Clyburn. Il faut dire qu’à l’époque l’espionnage industriel était déjà une pratique courante 😉

Elle sera produite à l’identique jusque dans les années 60. Aujourd’hui les collectionneurs se l’arrachent, témoin d’une période faste et héroïque de l’ère industrielle.

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Où se trouve le siège social ?

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Le siège est installé sur l’ancien site industriel de Morangis dans l’Essonne (91).

Un aperçu en images